
Avril 2006
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Aux États-Unis d’Amérique, l’on observe que le nombre de règles imposées aux adolescents va en augmentant. C’est ce que rapporte l’ « Association for Supervision ans Curriculum Development ». Protéger les adolescents contre les dangers – y compris le terrorisme – et améliorer leurs performances scolaires sont au nombre des motifs invoqués pour justifier ce resserrement de l’autorité adulte dans l’enceinte de l’école. Dans certains établissements scolaires de l’Iowa, par exemple, les élèves ont des places assignées pour manger le midi ; dans d’autres, il leur est interdit d’avoir en leur possession des bouteilles d’eau de crainte que celles-ci leur servent à camoufler de l’alcool. Les sacs à dos sont également interdits pour des raisons de sécurité. Et dans certains cas l’ambition de contrôle des autorités scolaire déborde sur la vie privée après les heures de classe comme pour palier les déficiences présumées de la surveillance parentale. Dans plusieurs cas, des mesures restrictives seraient attribuables entre autres au fait que les autorités scolaires craindraient des poursuites judiciaires de la part des parents si leurs enfants étaient victimes d’accidents ou de « mauvaises influences » sur les lieux de l’école. Dans un pays où l’on peut intenter des poursuites contre à peu près tout le monde pour à peu près n’importe quoi, il n’y a pas lieu de s’étonner. Mais que les jeunes fassent les frais de cette surenchère inquiète d’autant que lorsque la soumission aux règles devient le leitmotiv de l’institution scolaire, l’on peut se demander ce qu’il reste de ces beaux principes d’apprentissage reposant sur le respect de l’autre et la construction de l’esprit critique. Face à l’arbitraire, l’on ne doit pas se surprendre de voir des élèves faire de la résistance passive ou parfois contester ouvertement ce qu’ils estiment être un abus d’autorité. Dans sa thèse de doctorat, Véronique Truchot a bien montré que pour les adolescents qu’elle a interviewés la légitimité de l’autorité est le principe cardinal qui confère aux règles leur caractère juste et respectueux des droits de l’enfant. Mme Truchot souligne qu’aux yeux des élèves, cette légitimité se décline en égalité de traitement, en participation des élèves à l’élaboration du code de vie, en respect mutuel et en cohérence des enseignants dans leurs paroles et dans leurs actes. Il suffit qu’un seul de ces déterminants fasse défaut, ajoute la chercheuse, pour que la légitimité de l’autorité soit remise en question. Elle conclut en rappelant qu’une des grandes exigences de l’école est d’allier rigueur et application des principes démocratiques des droits de la personne. ------- Références : ASCD SmartBrief. « New rules promote conformity for teenagers ». Newsletter, 13.02.06. Site Internet : http://www.ascd.org/portal/site/ascd/index.jsp/ DesMoines Register. « Iowa's youth deluged by elders' new rules ». 12.02.06 http://desmoinesregister.com/apps/pbcs.dll/article?AID=/20060212 Truchot, Véronique (2006). «Les règles à l’école secondaire telles que les élèves se les représentent». Thèse de doctorat. Université du Québec à Montréal. Truchot, Véronique (2001). « L'apprentissage à l'école des règles et le droit à l'éducation ». Thématique : Genève. http://www.eip-cifedhop.org/publications/thematique9/truchot.html |
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L’Agence internationale pour le développement (AIDE – Fédération) organise une conférence citoyenne le 9 mai prochain à Genève, au Palais des nations – salle 12. Le thème de cette rencontre est : « Comment surmonter les obstacles pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement ? Les organisateurs de cette rencontre ont pour ambition de « lancer les bases de la constitution d’un vaste réseau international permanent pour promouvoir continuellement le partage et l’échange d’expérience ». Rens. : Abdelkbir El Hakkaoui geneve@aide-federation.org
« La paix et la justice ne peuvent être réalisées sans respect pour les droits de l'homme », a déclaré Louise Arbour lors d'un séminaire sur leur rôle dans les négociations de paix, à Berne, où elle a souligné que toute paix durable était incompatible avec l'impunité pour les auteurs des pires violations. « Il est difficile de concevoir un comportement humain plus destructeur de tout l'éventail des droits de l'homme, des droits civils et politiques aux droits économiques, sociaux et culturels, que les conflits armés », a affirmé hier la Haut-Commissaire aux droits de l'homme, lors d'un séminaire organisé dans la capitale suisse à l'initiative de la Suisse et de la Norvège.
La Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, adoptée en octobre 2003 par la Conférence générale de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), est entrée en vigueur le 24 avril dernier. Source : http://portal.unesco.org/fr/ev.php-URL_ID=32686&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.htm |
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L’Observatoire est une des structures de référence sur la question de l’étude de la violence en milieu scolaire. Il est en fait la concrétisation de recherches de long terme menées par différentes équipes. Ces recherches ont un caractère cumulatif important en France et à l’étranger. http://www.obsviolence.com/french/presentation/index.html
Site utile aux enseignants car il propose des textes juridiques de référence, de nombreux hyperliens ainsi qu’un coin réservé aux enfants de 12 à 15 ans.
L’Union interafricaine des droits de 1’homme est une organisation panafricaine non gouvernementale oeuvrant dans le domaine de la défense, la promotion et de la protection des droits de l’homme, de la démocratie et du développement. Elle a été créée en juillet 1992 à Ouagadougou, au Burkina Faso. |
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Publication du rapport du Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’éducation. Dans le cadre du premier bilan de la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, le Rapporteur spécial a souhaité mettre l’accent sur l’éducation primaire pour tous et sur l’égalité des sexes. Il examine le contexte socioculturel de la discrimination sexiste après avoir défini la notion de patriarcat, qui sous-tend les comportements discriminatoires. Il dénonce les effets négatifs sur l’éducation, en particulier l’éducation des filles, du fait que l’éducation est toujours considérée comme un service et non comme un droit fondamental, et souligne qu’il importe de faire en sorte que les filles aient accès à l’école, mais aussi qu’elles achèvent les cycles d’éducation. Le rapport recense des obstacles à l’éducation des filles, notamment les mariages et les grossesses précoces, le travail des enfants (en particulier le travail domestique) et les conflits armés. Le rapport :
Selon une étude de l’institut de statistique de l’Unesco et de l’Unicef , un enfant sur cinq en âge de fréquenter l’école primaire n’est pas scolarisé. Cette étude « Les enfants non scolarisés : mesurer l’exclusion de l’éducation primaire » montre les effets de la richesse du ménage dans lequel vit l’enfant, du lieu de résidence et du sexe sur la non scolarisation des enfants, de même qu’il s’interroge sur les raisons du très grand nombre de sorties d’élèves de l’école. Source : http://www.uis.unesco.org/ev_fr.php?ID=6427_201&ID2=DO_TOPIC |
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Le Haut Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU a mis en ligne une base de données sur l’éducation et la formation aux droits de l’homme. http://www.unhchr.ch/hredu.nsf/HomeFSfr?OpenFrameSet
EarthRights International organise une session de formation d’une durée de six mois sur les enjeux de l’eau et du développement hydraulique. Cette formation est destinée aux militants de la sous-région du Mékong, de la province de Yunnan, en Chine, du Myanmar, de la Thaïlande, du Cambodge et du Viet-Nam. Cette session débute en juin pour se terminer en décembre 2006. |