
Mars 2006
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Depuis les années 80, les orientations de l’éducation sont largement influencées par des organisations internationales à vocation économique dont les politiques nationales se.font le relais, assurant du coup la meilleure adéquation possible de l’École aux impératifs de l’économisme ambiant, credo des décideurs et des planificateurs de l’éducation inscrits dans une logique de concurrence. Parallèlement, dans un autre registre, d’autres organisations internationales font la promotion d’une éducation fondée sur des notions telles que la justice sociale et le respect des droits de l’homme, plaidant ainsi pour une École aux valeurs universelles visant l’élimination à terme des inégalités socioéconomiques sources d’injustice et de tensions sociales. L’on reconnaîtra dans ce discours l’écho de l’UNESCO, entre autres, et de nombreuses ONG. Ces deux tendances a priori difficilement conciliables placent l’École devant des choix qu’elle n’est pas en mesure de faire seule puisque ses orientations sont déterminées par les pouvoirs politiques en place. Or, comme on peut assez facilement l’observer, ceux-ci surfent assez facilement sur une rhétorique émaillée de bons mots à l’endroit d’une éducation citoyenne tout en promouvant des orientations axées sur l’économie de la connaissance et l’obsession de la performance. Ce double discours crée non pas seulement de la confusion, mais encourage des interventions éducatives sans unité de sens qui essaient de faire bon ménage avec la diversité des intérêts catégoriels qui se disputent le contrôle de l’éducation tantôt perçue comme bien commun tantôt soumise à des intérêts privés. Les tenants de la rentabilité par l’éducation ont beau jeu de placer l’accent sur l’amélioration des performances individuelles des apprenants et l’ajustement des formations aux exigences du marché. Dans un contexte de croissance économique, cette approche ne suscite guère d’opposition ouverte d’autant qu’elle s’accompagne d’un intérêt affiché à l’endroit d’une formation tout au long de la vie dont on ne dit cependant pas si cette celle-ci participe d’abord d’une volonté de démocratiser davantage l’accès au savoir ou – surtout – d’assurer plus facilement la « flexibilité au travail », leitmotiv si cher à la vulgate néolibérale. Ce qui semble principalement en cause au vu de cette tendance observée à subordonner l’éducation aux exigences du marché, c’est que la préparation à la vie active par l’éducation se suppose plus de sains et légitimes questionnements sur les valeurs dominantes véhiculées par ce mode d’instrumentalisation des savoirs. C’est dans ce contexte qu’il nous paraît particulièrement urgent d’introduire à large échelle dans les salles de classe l’éducation au débat citoyen et à l’esprit critique pour éviter que l’École ne devienne une simple entreprise sujette à son tour à quelque OPA de circonstance. |
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C’est du 9 au 15 juillet prochains que se tiendra l’Université d'été sur l'éducation à la paix, à l’abbaye Saint-Antoine, à proximité de Valence, en France. Cette rencontre a pour objets le partage d’expériences concrètes et la connaissance de différents programmes d'éducation à la paix qui sont appliqués aujourd'hui dans le monde. Cet événement est organisé par UNIPAZ, un réseau international d’éducation à la paix et à la non-violence fondé à Brasilia, au Brésil, en 1988. Rens. : Petra Mollet: petra@unipaz-europe.org
Deux équipes de chercheurs en didactique de la citoyenneté s’intéressent au « statut des savoirs et compétences qui sont construits par les élèves au sein des différents dispositifs de participation à l’école ». À une première journée d’étude tenue à Lille, en France, à ce sujet, succédera une seconde, cette fois-ci à Genève, au début de l’année 2008. Ces rencontres invitent à une réflexion approfondie sur divers dispositifs de participation des jeunes à la vie scolaire, tout particulièrement les conseils d’élèves. Pour toute proposition de communication en prévision du séminaire genevois, veuillez contacter les personnes suivantes : Maria Pagoni, Université de Lille (andreani-pagoni@wanadoo.fr) et Philippe Haeberli, Université de Genève, (philippe.haeberli@pse.unige.ch). |
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UNIPAZ est un réseau international sans but lucratif qui partage des outils et des expériences pour l'éducation à la paix et la non-violence. Il propose une approche de la paix par rapport à soi-même, dans la relation avec les autres et dans la relation avec l'environnement. Les outils qu’il développe sont applicables dans tous les domaines, toutes les cultures et pour tous les âges.
CAMS (Coalition Against Militarism in our Schools) est une ONG qui milite contre toute forme d’influence de l’armée états-unienne dans les écoles de l’État de la Californie du Sud. Un site riche contenant une abondante information sur les enjeux de la militarisation, les fondements de l’objection de conscience et la protection des jeunes contre l’embrigadement idéologique. |
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Données collectées et mises en forme par l’Institut de statistique de l’UNESCO. Présentation d’indicateurs par tableaux thématiques, par thèmes et par pays. Bonne ergonomie, facile de navigation. http://gmr.uis.unesco.org/selectIndicators.aspx
Le Conseil de l’Europe vient de faire paraître « Réduction de la violence à l'école - Un guide pour le changement ». Selon le Conseil, cet ouvrage est un guide pratique à l’intention des écoles pour la formation du personnel aux techniques de réduction de la violence. Il porte notamment sur deux questions de fond : comment créer et maintenir un environnement d’apprentissage dans lequel la violence n’est pas tolérée, et comment répondre à la violence quand elle se présente afin de protéger cet environnement. http://book.coe.int/FR/ficheouvrage.php?PAGEID=36&produit_ |
Dans le cadre de la Décennie des Nations Unies pour l'éducation aux droits de l'homme, l'Université de Nantes et les universités et partenaires associés proposent un diplôme d'université sur l'éthique des droits de l'homme. Cette formation a pour objectif de former à l’éthique l’ensemble des professionnels exerçant leurs activités en relation directe avec la personne humaine, et de permettre aux étudiants de maîtriser les capacités juridiques et comportementales dans le domaine des droits de l’homme. http://www.droits-fondamentaux.prd.fr/duedh/modules/accueil/accueil.php?idElem=1
L’Institut de la construction de la paix et du développement de l’Université américaine, à Washington, organise une série de sessions d’été sur diverses approches de médiation, de négociation, de réconciliation et de dialogue dans les pays aux prises avec de graves conflits.. Inscription en ligne. |