
Novembre 2005
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Même après avoir adopté le principe de l’accès universel gratuit à l’éducation, en 1966, et d’en avoir ratifié le contenu dix années plus tard ; même après avoir laissé entendre, en 1990 et, ensuite, en 2000, que la gratuité de l’enseignement pourrait enfin voir le jour, la « communauté des États » continue de nager dans les eaux troubles de l’amnésie et de l’indifférence. Le droit à l’éducation reste un droit malmené, plongé dans l’oubli des engagements pourtant solennellement proclamésà répétition depuis l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme, en 1948… Selon l’UNESCO, des frais de scolarité continuent d’être imposés dans plus de 100 pays dans le monde. Ainsi, les droits d’inscription auxquels s’ajoutent d’autres dépenses comme l’achat de livres et les frais de transport, entre autres, sont l’une des raisons principales de la non-scolarisation des enfants et particulièrement des filles, fait-on remarquer. Certes, les coûts de l’éducation représentent une part importante des dépenses publiques et le fardeau est particulièrement lourd à porter pour les pays du Sud à la remorque d’une aide internationale qui est loin de suffire à ce jour. En fait, observe-t-on, l’aide publique au développement a diminué depuis le début des années 90 bien que la situation économique et sociale de nombreux pays du Sud, notamment en Afrique, se soit dégradée. En fait, très peu de pays riches consacrent 0,7 % de leur PIB à l’aide aux pays pauvres, un objectif pourtant mis de l’avant en 1969, lors d’une Assemblée de l’ONU… Bien que largement moins ressentie au Nord, la mise à mal de la gratuité de l’enseignement est un fait bien réel dans certains des pays de cet hémisphère. Les frais « afférents » tels que l’achat de cahiers d’exercices, les cantines scolaires et les vêtements pour l’éducation physique et sportive entament fortement le budget des ménages à faible revenu. Dans l’enseignement supérieur, la hausse des frais de scolarité endette plusieurs étudiants pour longtemps une fois ceux-ci parvenus sur le marché du travail. Là encore, les États semblent avoir oublié l’engagement qu’ils prirent en ratifiant, en 1976, le Pacte relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, qui stipule en son article 13 que « L'enseignement supérieur doit être rendu accessible à tous en pleine égalité, en fonction des capacités de chacun, par tous les moyens appropriés et notamment par l'instauration progressive de la gratuité ». Les « nouveaux » objectifs du Millénaire de l’ONU réussiront-ils à être atteints, là où d’autres du genre qui les ont précédés se sont retrouvés au feuilleton de l’oubli et de l’indifférence ? ------- Références : Le Monde diplomatique.( 2004 ). « Une nécessaire réforme de l’aide internationale » http://www.monde-diplomatique.fr/2004/09/SOGGE/11433 Agir ici. « Les frais de scolarité : l'une des causes de la non-scolarisation ». http://www.agirici.org/HTML/PRESSE/ESPACE_DPRESSE_ Le Devoir. (2004 ). « Le prix de l’indifférence ». http://www.ledevoir.com/2004/12/07/70223.html L’Expansion. ( 2002 ). « Le fossé entre riches et pauvres s’élargit encore ». http://www.lexpansion.com/html/A61267.html « Le droit à l'éducation : quelles effectivités au Sud et au Nord ? ». Colloque international tenu du 9 au 12 mars 2004, Université de Ouagadougou, Burkina-Faso. http://afecinfo.free.fr/ouaga/index.htm ONU. « Les objectifs du Millénaire pour le développement ». http://www.un.org/french/millenniumgoals/ Certaines États africains s’achemineraient néanmoins vers la gratuité de l’enseignement. Ce serait le cas du Ghana dont le président a récemment déclaré que son gouvernement avait décidé d’instaurer l’éducation publique et gratuite pour tous les enfants âgés de 4 à 16 ans. Au Kenya, cette fois,note-t-on, l’école est devenue gratuite en 2003. Cependant, ajoute-t-on, « cette augmentation du nombre d’enfants inscrits dans les écoles s’est traduite par des classes surpeuplées où plus de 70 élèves s’entassent dans des classes prévues pour 40. Manquent également pupitres, fournitures scolaires et enseignants qualifiés ». Consulter : « Kufuor annonce à Paris la gratuité de l'école de base au Ghana ». http://www.jeuneafrique.com/pays/ghana/gabarit_art_afp.asp? Et aussi :« Les frais de scolarité : l'une des causes de la non-scolarisation ». http://www.agirici.org/HTML/PRESSE/ESPACE_DPRESSE_ |
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La 33ème session de la Conférence générale de l’UNESCO a été marquée par le lancement de l’Initiative pour l’alphabétisation : « Savoir pour pouvoir » (LIFE). L’objectif est de diminuer de moitié le taux d’analphabétisme chez les adultes à l’horizon 2015. L’initiative LIFE sera mise en œuvre dans 34 pays, dont le taux d’analphabétisme est supérieur à 50 %, ou bien dont le nombre d’analphabètes dépasse les 10 millions. Voir :http://portal.unesco.org/fr/ev.php URL_ID=29669&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html
C’est en mars 2006 qu’est prévue à Kinshasa, en RDC, la tenue d’un colloque international sur l’éducation, la violence et les conflits en Afrique. On y discutera, entre autres, de l’école en tant que lieu de violences sporadiques et de son échec à développer chez les apprenants une culture de paix. Voir : http://ceped.cirad.fr/article.php3?id_article=64
Le Secrétaire général de l’ONU a appelé au soutien de la campagne « un enfant, un ordinateur », rendue possible par l'invention d'un ordinateur portable à 100 dollars, « qui permettra de donner aux enfants, jusque dans les taudis, une chance de profiter de la révolution de la société de l'information ». Voir : http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/SGSM10217.doc.htm
C’est à l’Université McMaster, au Canada, que se tiendra, les 26 et 27 novembre 2005, la 4e conférence annuelle sur l’éducation à la paix dans ce pays. Voir : http://www.peace.ca/ |
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Un site géré par un regroupement d’éducateurs dont le but est de favoriser la diffusion d’idées sur l’éducation informelle et l’éducation tout au long de la vie. On appréciera la partie de ce site consacrée à des penseurs de l’éducation, dont le brésilien Paolo Freire. Voir : http://www.infed.org/
La brique est une ONG a pour mission de venir en aide aux enfants défavorisés du Burkina Faso par l'éducation et la réinsertion sociale des jeunes en difficulté. Ce regroupement est constitué de trois associations qui travaillent en étroite collaboration. La première est basée au Burkina Faso, la deuxième en Suisse et une troisième en France. |
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L’UNESCO a adopté le 20 octobre dernier, à Paris, une Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, un instrument juridique international qui entrera en vigueur trois mois après sa ratification par 30 États. Pour télécharger le texte de la Convention : http://www.unesco.org/culture/culturaldiversity/convention_fr.pdf. |
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Les universités suisses Kurt Bösch et de Fribourg offrent un programme d’études graduées sur les droits de l’enfant. Le programme est téléchargeable depuis le site
L’école des droits de l’homme, à Brooklyn, aux États-Unis d’Amérique, propose à ses élèves du secondaire et du postsecondaire une approche intégrée de la formation axée sur le développement d’une conscience sociale, de la justice et du respect des autres. |